Prescription des kinés : que pouvez-vous prescrire (et comment le faire) ? – Guide pratique 2025

Beaucoup de kinés l’ignorent encore : oui, les masseurs-kinésithérapeutes disposent d’un véritable pouvoir de prescription.
Sans remplacer le médecin, ils peuvent prescrire plusieurs dispositifs médicaux simples utiles à la rééducation, conformément au Code de la Santé Publique.

Dans cet article, vous trouverez :
• ce que vous êtes autorisé à prescrire,
• ce qui reste interdit,
• et la méthode claire pour rédiger une prescription conforme.

Ce qu’un kiné peut prescrire (officiellement)

Selon les articles R.4321-5 à R.4321-7 et R.4321-67 du Code de la Santé Publique, le kinésithérapeute peut prescrire sans ordonnance médicale préalable plusieurs dispositifs médicaux simples.

Orthèses et contentions souples

Le kiné peut prescrire tous les dispositifs non rigides utilisés en rééducation :

  • Chevillères souples
  • Genouillères souples
  • Attelles de maintien non rigides
  • Straps, bandes cohésives

Exemples d’utilisation : entorse bénigne, instabilité, reprise sportive, soutien articulaire lors de la rééducation.

Aides à la marche simples

Vous pouvez prescrire des dispositifs destinés au maintien de l’autonomie :

  • Canne simple
  • Canne tripode
  • Déambulateur léger

Exemples d’utilisation : post-opératoire, troubles de l’équilibre, rééducation gériatrique.

Renouvellement de matériel déjà prescrit par un médecin

À condition de ne pas modifier la prescription initiale :

  • Bas ou chaussettes de contention
  • Aides techniques simples
  • Attelles souples déjà prescrites

Cela facilite le suivi du patient sans repasser par la case médecin.

Ce qu’un kiné ne peut PAS prescrire

Les limites sont strictes et doivent être connues : médicaments examens (radiographie, IRM, scanner, prise de sang…) et arrêts de travail.

Le kinésithérapeute reste dans son champ de compétences : dispositifs médicaux simples uniquement.

Comment rédiger une prescription en pratique ?

Une prescription de kiné doit rester simple, claire et complète. Voici la méthode recommandée en 5 étapes.

Utiliser un support professionnel

  • Ordonnance du cabinet
  • Feuille avec en-tête
  • Prescription générée depuis un logiciel

Informations obligatoires

Indispensable pour la validité :

  • Nom et prénom du kiné
  • Adresse professionnelle
  • Numéro ADELI ou RPPS
  • Date

Décrire précisément le dispositif

Indiquer clairement ce qui est prescrit.

Exemple :
Chevillère souple – taille M – cheville droite – 1 unité

Cette précision évite les erreurs de délivrance en pharmacie ou magasin spécialisé.

Mentionner l’indication thérapeutique (facultatif, mais recommandé)

Cela clarifie l’usage et sécurise la prescription.

Exemple :
Reprise d’appui après entorse bénigne

Signature + tampon

Obligatoires pour valider la prescription.

Conclusion

En 2025, le masseur-kinésithérapeute dispose d’un cadre clair pour prescrire :
orthèses souples, contentions simples, aides à la marche, matériel d’auto-exercices,
et renouvellements de dispositifs déjà prescrits.

Ce pouvoir de prescription est simple à utiliser, encadré, et renforce le rôle du kiné dans le parcours de soin.

Chez MyKab, nous accompagnons les kinés sur tous les aspects de leur pratique : installation, déontologie, obligations légales, optimisation du cabinet et matériel.
Un cadre clair, simple et 100 % conforme.

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