Depuis bientôt 10 ans, j’interviens comme enseignant en école de kinésithérapie. Avec du recul, j’avais envie de partager les dessous de ce rôle: passionnant, mais souvent plus exigeant qu’il n’y paraît.
Se former et pratiquer: la base avant d’enseigner
Avant toute chose, se former est indispensable.
Les formations continues permettent d’actualiser ses connaissances, de structurer sa pratique et de gagner en légitimité.
La pratique clinique est tout aussi essentielle.
C’est elle qui donne du sens à ce que l’on transmet aux étudiants et qui permet de rester connecté à la réalité du terrain.
Vient ensuite le moment d’oser: préparer un CV, une lettre de motivation sincère, et envoyer sa candidature aux école de kiné.
Beaucoup n’enseignent jamais simplement parce qu’ils n’osent pas faire ce premier pas.
Un conseil simple: osez.
Maîtriser la kinésithérapie… mais aussi la pédagogie
Un point souvent sous-estimé: la pédagogie est aussi importante que la maîtrise des notions de kinésithérapie.
Savoir faire ne suffit pas.
Il faut savoir expliquer, montrer, adapter son discours, répéter autrement, capter l’attention et accompagner la progression des étudiants
Enseigner demande donc :
- une préparation rigoureuse des cours et des travaux pratiques,
- une maîtrise solide du contenu,
- une véritable réflexion pédagogique
Enseigner en équipe et trouver le juste milieu entre EBP et pratique
Chaque kiné a sa propre pratique.
En école, nous faisons partie d’une équipe d’enseignants, ce qui implique de proposer des approches cohérentes et homogènes, afin de ne pas troubler les étudiants.
Il faut aussi trouver le juste équilibre entre:
- les données scientifiques et la démarche EBP, de plus en plus présentes et indispensables à l’évolution de notre profession,
- et une approche pratique, essentielles pour former des kinés opérationnels sur le terrain.
Un message pour les kinés qui hésitent
Être enseignant en école de kinésithérapie est exigeant, mais profondément enrichissant.
Si l’idée vous traverse l’esprit, même timidement: envoyez votre CV.
On ne se sent jamais totalement prêt… et c’est souvent normal.

