« Est-ce que je vais être à la hauteur ? »
Le stress du jeune kiné diplômé est une réalité fréquente au moment de commencer à exercer. Après plusieurs années d’études et de stages, une nouvelle étape commence : celle des premiers patients, des premières décisions et des premières responsabilités.
Et avec elle arrivent souvent quelques doutes.
La bonne nouvelle ? La plupart des kinés sont passés par là.
“Est-ce que je vais être à la hauteur ?”
C’est probablement l’une des questions les plus fréquentes chez les jeunes kinés diplômés.
Pour la première fois, vous êtes réellement face au patient. Vous réalisez votre bilan, proposez une prise en charge et prenez vos propres décisions.
Cette responsabilité peut sembler impressionnante au début.
Pourtant, aucun kiné ne se sent totalement prêt lors de ses premières consultations. La confiance se construit progressivement, patient après patient.
La peur de ne pas avoir réponse à tout
Les patients posent parfois des questions auxquelles on ne s’attend pas.
Au début, il est facile de penser qu’un bon professionnel doit immédiatement avoir réponse à tout.
En réalité, savoir chercher une information, échanger avec un confrère, se former ou simplement reconnaître ses limites fait aussi partie du métier de kinésithérapeute.
Des ressources professionnelles comme celles proposées par le Conseil national de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes permettent également de trouver des informations utiles tout au long de sa pratique.
Le syndrome de l’imposteur
« Est-ce que je suis vraiment légitime ? »
Cette question peut rapidement apparaître lors des premières semaines d’exercice.
Pourtant, derrière vous, il y a plusieurs années de formation, des stages, des examens et de nombreuses heures passées à apprendre le métier.
La confiance ne s’installe pas automatiquement le jour de l’obtention du diplôme.
Elle arrive avec la pratique, les expériences et les patients rencontrés.
Vouloir que tout soit parfait
Lors des premières consultations, certains jeunes kinés analysent chaque détail :
- le bilan réalisé ;
- les exercices proposés ;
- les explications données ;
- la progression du patient.
Cette exigence est souvent une qualité. Elle montre l’envie de bien faire.
Mais elle peut aussi devenir une source de pression lorsqu’on attend de soi une consultation parfaite dès les premières semaines.
Le métier s’apprend aussi en pratiquant.
Des patients qui sont souvent plus bienveillants qu’on ne l’imagine
Une crainte fréquente consiste à penser que les patients vont immédiatement remarquer le manque d’expérience.
Dans les faits, beaucoup accordent surtout de l’importance à l’écoute, à la pédagogie, à l’implication et à la qualité de la relation.
Des qualités qu’un jeune diplômé peut parfaitement posséder dès ses premières consultations.
Les premiers mois sont une période d’apprentissage
L’école apporte les connaissances et les bases nécessaires pour exercer.
Mais une partie du métier s’apprend forcément sur le terrain.
Chaque patient apporte une nouvelle situation, une problématique différente et de nouveaux réflexes professionnels.
C’est aussi ce qui fait la richesse du métier de kinésithérapeute.
Le stress diminue plus vite qu’on ne le pense
Le premier patient est stressant.
Le dixième, un peu moins.
Le centième, beaucoup moins.
Avec le temps, les bilans deviennent plus naturels, les échanges plus fluides et les décisions plus instinctives.
Progressivement, la confiance s’installe.
Un passage obligé pour tous les kinés
Chaque kinésithérapeute expérimenté a connu un premier patient, un premier bilan et probablement quelques doutes.
Le stress du jeune kiné diplômé fait partie de cette période de transition entre les études et la pratique professionnelle.
Alors, si vous débutez et que vous vous posez mille questions, gardez une chose en tête : vous êtes loin d’être le seul à être passé par là.
Et dans quelques mois, vous regarderez probablement vos premières consultations avec beaucoup plus de recul.

